Il ne faut pas fuir le risque, il faut plutôt le déclarer pour le transformer !

 « La gestion de risque nécessite une conversation ou sorte de dialogue à différents niveaux d’intervenants pour comprendre le risque et évaluer son ampleur ».

Dans un atelier organisé à l’intention des cadres de l’ARCA et des sociétés d’assurances du 19 au 23 mai 2014 à Bujumbura,Madame Holly C.BAKKE, Expert Consultant du Corps des Volontaires du Secteur Financier « FSVC » a insisté sur l’importance de déclarer le risque afin qu’on puisse le transformer.

Selon les principes fondamentaux développés par l’Association Internationale des Superviseurs des Assurances, la gestion de risques repose sur :

- L’identification du risque ;

- Le transfert des risques vers une autre compagnie d’assurance ;

- L’atténuation des risques en arrêtant les activités ; la société doit vérifier si le risque n’endommage pas ses affaires ;

- Le dialogue avec le Régulateur pour comprendre le risque et l’évaluer ;

- L’Action.

Madame Holly BAKKE a fait savoir que l’objectif de cette conversation est aussi pour que les assureurs comprennent le rôle du Régulateur ; si le régulateur travaille en pleine collaboration avec les assureurs, c’est toutes les parties qui vont gagner ; et les assureurs et les bénéficiaires, même le Régulateur. Ce dernier a donc besoin de savoir si ce qui a été convenu entre les assureurs et les souscripteurs est respecté pour donner confiance au secteur d’assurances.

L’image correcte de chaque société d’assurance doit à cet effet être justifiée par sa gouvernance sociale pour laquelle le Contrôleur interne ou l’Actuaire doit veiller à son application.

Dans les travaux de groupes, chaque partie (assureurs et régulateur) a essayé de dresser une liste d’actions qu’il faut arrêter de faire, commencer à faire et continuer à faire pour mettre en œuvre la gestion des risques. Ils ont également établie une liste top 10 des priorités que chaque partie voudrait que l’autre fasse très prochainement pour que les choses bougent dans la gestion du risque.

A la fin de l’atelier les participants ont conçu un plan commun de gestion des risques qui inclut les activités à réaliser, les responsables de ces activités ainsi que la période de mise leur mise en œuvre.