Clôture de l'atelier sur la Supervision basée sur les risques et conférence de presse

"L’atelier de formation sur la supervision basée sur les risques à l’intention des cadres de l’Agence de Régulation et de Contrôle des Assurances et des ceux des sociétés d’assurances qui avait commencé à Bujumbura, le 19 mai 2014 s’est clôturé le 23 mai 2014".

Tous les discours de clôture prononcés convergeaient aux remerciements du Secrétariat Général de la CEA et à l’équipe de volontaires de FSVC et plus spécialement à Madame Holly Bakke pour son sens poussé de pédagogie.

« Nous prendrons le temps d’intérioriser les acquis de l’atelier pour les mettre à profit sur le développement de l’industrie d’assurance », a indiqué le vice-président de l’association des assureurs et Administrateur Directeur Général de la SOCABU, Monsieur Onésime Nduwimana.

Le Secrétaire Général de l’ARCA, Monsieur Venant Kamana a fait savoir que l’heure est plus que jamais à l’anticipation des difficultés des compagnies d’assurances, ce qui implique, tant pour les assureurs que pour le régulateur chargé de les contrôler, d’apporter des réponses à des questions qui peuvent apparaître simples a priori, mais qui sont pourtant plus complexes dans la réalité.

Quant à Monsieur Jean Pierre Bacanamwo qui avait représenté le Ministère à la présidence en charge des affaires la CEA pour clôturer l’atelier, il a demandé au Secrétariat Général de la CEA de multiplier de telles formations car elles sont nécessaires.

« Conférence de presse »

Une conférence de presse conjointe a été coanimée par Madame Jocelyne Kaneza, Chef de cellule des affaires juridiques, de la réglementation, des études et agréments à l’ARCA et Monsieur Tatien Sibomana, Secrétaire Exécutif Permanent de l’Association des Assureurs « ASSUR » ainsi que Madame Holly Bakke, Expert Consultant du FSVC.

Trois questions principales ont été posées par les journalistes à savoir :

1° ce que l’ARCA est en train de faire pour sensibiliser la population afin qu’elle puisse adhérer à la pratique de l’assurance;

2° la contribution des assureurs pour atténuer les accidents qui, par ailleurs contribuent à la faillite des sociétés d’assurances suite à l’indemnisation;

3° pourquoi justement il y a une pratique commune de retard d’indemnisation chez la plupart des sociétés d’assurances.

Pour la 1ère question, l’ARCA envisage la vulgarisation du code des assurances pour faire comprendre au public l’intérêt de l’assurance. Ceci concerne aussi les compagnies d’assurances qui doivent vendre leurs produits. Pour la seconde question, le Secrétaire Exécutif Permanent de l’ASSUR a fait savoir qu’il y a des impératifs qui ne sont pas du ressort des compagnies ou du régulateur mais plutôt qui relève des pouvoirs publics notamment:

- Au pouvoir public qui doit améliorer la qualité des routes ;

- A la police qui doit faire respecter les règles de la circulation routière ;

- L’OTRACO qui qui délivre les certificats de contrôle technique.

L’industrie d’assurance peut contribuer d’une façon ou d’une autre pour réguler la situation. Quant au retard dans l’indemnisation, le Secrétaire Exécutif de l’ASSUR a précisé qu’il y a des gens qui le disent parce qu’ils ignorent la loi sur d’indemnisation notamment en matière d’assurance de responsabilité si cette dernière n’est pas établie. Autre chose qui justifie le retard est que les victimes elles-mêmes tardent à déclarer les accidents.