En date du 20 avril 2021, l’Agence de Régulation et de Régulation des Assurances (ARCA), sous le Haut patronage de son Excellence le Ministre des Finances, du Budget et de la Planification Economique, a procédé au lancement officiel de la campagne de sensibilisation de la population sur les assurances et de la vulgarisation du Code des assurances révisé.

Dans son mot de bienvenue, le Secrétaire Général de l’ARCA, Hon. Dr. Joseph Butore, a indiqué que la tenue de cet atelier et la conférence de presse à l’intention des acteurs du secteur des assurances et des journalistes n’a d’autre objectif que de susciter l’adhésion de la population à assurer les risques en vue de doubler le chiffre d’affaires du secteur des assurances d’ici l’horizon 2025 et favoriser ainsi l’essor du secteur des assurances.

Parlant de l’état des lieux du secteur des assurances, le Secrétaire Général de l’ARCA a fait savoir qu’au 31 décembre 2020, le secteur burundais des assurances comptait 15 sociétés d’assurances dont 9 qui exercent les activités d’assurances Non Vie, 5 qui exercent les activités d’assurances Vie, une société d’assurance qui n’a pas encore séparé les activités d’assurances Non Vie et Vie, 30 sociétés de courtage d’assurances et plus de 350 mandataires non-salariés.

En conséquence, ce nombre important des acteurs sur le marché burundais des assurances a contribué à l’augmentation du chiffre d’affaires de l’industrie burundaise d’assurances car, il est passé de plus ou moins 40 milliards en 2017 à plus ou moins 54 milliards de francs burundais 2019 même si le secteur ne parvient pas encore à contribuer significativement au développement économique du pays.

Vue partielle des participants

Dans son mot d’ouverture de la campagne de sensibilisation, Son Excellence Dr. Domitien Ndihokubwayo, Ministre des Finances, du Budget et de la Planification Economique, a invité les acteurs du secteur des assurances à redorer l’image de l’assurance et à travailler d’une façon professionnelle en rapprochant les produits d’assurances à la population.

Le manque de culture aux assurances couplé de la mauvaise perception de l’assurance due à la mauvaise pratique de certains assureurs qui n’honorent pas leurs engagements particulièrement dans l’indemnisation des sinistres automobiles sont des facteurs décourageant la souscription aux assurances non obligatoires, et freinent ainsi l’essor de l’industrie des assurances, a déploré le Ministre en charges des assurances dans ses attributions.

Le Ministre a à cet effet souhaité qu’au terme de cette campagne initiée par l’ARCA à laquelle les acteurs des assurances sont associés, il y ait accroissement de la confiance de la population envers les assureurs et que l’environnement de l’industrie burundaise des assurances soit attractif pour l’investissement privé et contribue de manière significative dans le développement de l’Economie nationale, ainsi, le citoyen lambda en tirera profit.

Cette journée a été marquée par une conférence de presse animée conjointement par le Secrétaire Général de l’ARCA et le Vice-Président de la Commission de Régulation et de Contrôle des Assurances et trois présentations sur 1° Les récentes décisions prises par l’ARCA, 2° Les assurances obligatoires et 3° Les stratégies marketing des assurances obligatoires. Parmi les interventions des participants, on peut signaler entre autre autres, le vœu des assureurs d’obtenir la défiscalisation des primes d’assurance.

Notons que cette campagne qui sera couplée de la vulgarisation du Code des assurances révisé, va se dérouler dans les quatre régions du pays (Bujumbura, Ngozi, Gitega et Bururi) jusqu’au mois de juin 2021 et ciblera différentes couches de la population qui sont des preneurs potentiels d’assurances.

 

Dans l’objet du suivi des orientations données par le gouvernement laborieux et responsable (Leta Mvyeyi, Leta Nkozi), le Secrétaire Général de l’ARCA, Hon. Dr. Joseph Butore a tenu une réunion de tout le personnel de l’ARCA en date du 04 février 2021.

Il était question pour le Secrétaire Général d’insister sur le comportement au service et l’organisation du travail pour chaque employé de l’ARCA. Parmi les sujets spécifiques abordés figurent :

Suivi des orientations du gouvernement laborieux

Chaque employé de l’ARCA est appelé à prendre soin du lieu de travail, des outils et matériel mis à sa disposition comme un bon père de famille pour l’accomplissement de ses fonctions. Ainsi, il doit :

  • S’assurer de la propreté des lieux ;
  • Garder en bon état les bureaux et le matériel ;
  • Améliorer la qualité de l’accueil ; cela est plus sensible pour une institution en charge du développement du secteur des assurances. Le Secrétaire Général a précisé qu’à ce sujet, un mode de dénonciation du mauvais accueil sera bientôt mise en place.

Suivi des orientations du gouvernement responsable

Chaque employé de l’ARCA est appelé à :

  • Assurer et assumer ses responsabilités dans l’exécution des tâches et chaque chef de service doit donner un bon exemple dans le respect des règles en matière du travail et celles applicables aussi à l’ARCA ;
  • Améliorer son cahier de charges. A ce niveau, le Secrétaire Général a précisé que les cahiers de charges des employés seront affinés pour éviter la fuite des responsabilités ;
  • Améliorer l’état de la bonne gouvernance par :
  • Le traitement rapide des dossiers et dans les délais. Le Secrétaire Général a indiqué que désormais, le vendredi de chaque semaine, les chefs de services vont présenter, sous un tableau récapitulatif, l’état d’avancement des dossiers à leur charge. Ce tableau mettra en évidence les dossiers reçus, ceux clôturés et ceux qui sont en cours de traitement ;
  • Eviter le parti pris et toute forme de corruption dans le traitement des dossiers. Le Secrétaire Général a été claire à ce sujet que ce serait regrettable qu’un employé de l’ARCA soit coupable de tels agissements et a invité chaque membre de l’ARCA à bannir ce comportement pour éviter des sanctions administratives et pénales.

Enfin, ça a été une occasion à la fin de la réunion de partager les vœux du nouvel an 2021 et de souhaiter à tout le personnel de l’ARCA une bonne fête de la commémoration du 30ème anniversaire de la charte de l’unité nationale, le 05 février 2021.

 

 

En date du 04 février 2021, dans la salle des réunions de la CELON, l’Agence de Régulation et de Contrôle des Assurances « ARCA » a tenu une réunion à l’intention des responsables des sociétés de d’assurances du Burundi.

La réunion  avait comme ordre du jour:

  • Bref aperçu du secteur des assurances;
  • Règles régissant les relations entre assureurs, courtiers et assurés ;
  • Problématique de la distribution des produits d’assurances au Burundi ;
  • Etat d’avancement des travaux de la Commission Nationale d’Arbitrage

Dans son mot d’ouverture, le Secrétaire Général de l’ARCA, Hon. Dr. Joseph Butore a indiqué aux dirigeants des sociétés d’assurances que la réunion organisée à leur intention intervient à un moment crucial où la loi n°1/06 du 17 juillet 2020 portant révision de la loi n°1/02 du 7 janvier 2014 portant Code des assurances du Burundi a été promulguée mais aussi après une réunion tenue à l’intention des dirigeants des sociétés de courtage.

  • Bref aperçu du secteur des assurances au Burundi

Il a été indiqué que le marché burundais des assurances compte 15 sociétés d’assurances et le Chiffre d’Affaires global sur les trois derniers exercices affiche une croissance moyenne : De 40 610 015 000 FBU en 2017, le Chiffre d’Affaires est passé à 46 409 560 000 FBU en 2018 et a connu une évolution remarquable en 2019 en atteignant 54 333 47 000 FBU. L’objectif de l’ARCA est d’atteindre 74 milliards en 2022. En conséquence, le taux de pénétration a connu une augmentation passant de 0.75% en 2017 à 0.87% en 2019 même s’il reste encore faible, a indiqué Hon. Joseph Butore.

  • Des relations entre assureurs et courtiers d’assurances ainsi que les assurés

Le Secrétaire Général de l’ARCA a fait savoir que la situation montre que les assureurs n’entretiennent pas de bonnes relations avec les courtiers et que par ailleurs elles n’honorent pas leurs engagements envers les assurés en payant les sinistres dans les délais légaux. Il est à noter à cet effet que des plaintes contre les sociétés d’assurances sont reçues en nombre par l’ARCA.

Certaines plaintes proviennent des sociétés de courtage tandis que d’autres sont amenées par les assurés, les bénéficiaires des contrats d’assurances ou les victimes des sinistres.

Les courtiers d’assurance saisissent l’ARCA pour non-paiement des commissions convenues ou pour résiliation des contrats d’assurances de leurs clients.  En effet, sur une période de cinq ans (2016 à janvier 2020), l’ARCA a enregistré 12 cas de plaintes de 8 sociétés de courtage contre 6 sociétés d’assurances.

Pour les plaintes des assurés, bénéficiaires des contrats d’assurances ou victimes des sinistres, l’ARCA a enregistré 52 dossiers de plaintes en 2019 et 49 dossiers en 2020, pour refus de paiement des indemnisations dues ou pour des retards de plusieurs mois ou années observés dans le paiement des quittances des indemnisations des sinistres émises.

Le Secrétaire Général de l’ARCA a ainsi invité chaque partie à travailler dans le respect des dispositions qui régissent les relations avec son partenaire et celles inscrites dans la convention de collaboration mais aussi favoriser le dialogue.

  • De la Commission Nationale d’Arbitrage

Les conflits nés de l’exercice du recours sont soumis à un arbitrage auprès de la Commission Nationale d’Arbitrage composée de trois assureurs étrangers aux sociétés représentées dans le litige. Malheureusement, malgré sa mise en place cette Commission n’a jamais fonctionné et c’est pour cette raison qu’une autre Commission a été nommée et son règlement d’ordre intérieur doit être mise en place pour faciliter son action.

  • De la problématique de la distribution des produits d’assurances

L’absence de la culture d’assurance du burundais et le manque d’éducation à l’assurance sont des contraintes d’ordre social. Le manque de qualification des acteurs et le manque d’infrastructure de formation, les produits d’assurances non adaptés à la population burundaise sont entre autres les défis d’ordre professionnels à relever.

  • La vulgarisation de la décision mise en place par la Commission de Supervision et Régulation Assurances

Le Secrétaire Général de l’ARCA a rappelé aux dirigeants des sociétés d’assurances que le capital minimum  des sociétés d’assurances a été fixé à trois milliards de francs burundais. Cela a été matérialisé par la décision N°540/93/017 du 08/12/2020 portant augmentation du capital social minimum des entreprises d’assurances et fixation du capital minimum des sociétés de courtage d’assurances. Il a été signalé que cette décision a été prise au vu de la performance financière des sociétés d’assurances et la nécessité de renforcer leur solidité financière.

Les participants ont échangé sur les sujets développés et ont émis entre autres recommandations :

  • Dans la mise en application de certaines réglementations que l’ARCA tienne compte de la nature de l’activité d’une compagnie d’assurances notamment l’activité Vie ;
  • Qu’il n’est plus deux poids deux mesures pour les acteurs car il y a des compagnies qui n’ont pas encore observé le principe de séparation des branches Vie et Non vie ;
  • Etudier la question de la tarification qui n’est pas adaptée à la sinistralité ;
  • Les normes internationales sur la qualité des états financiers aideraient les sociétés d’assurances dans la production des états financiers de leurs sociétés. La question de formation en matière de la vente des produits d’assurances a été évoquée comme elle a été dans la réunion avec les courtiers ;
  • Une autre exclusivement dédiée aux Conseils d’administration des compagnies sera organisée pour débattre sur leur rôle ;
  • Un projet de règlement sur les relations entre les acteurs dans le secteur des assurances pourrait être proposé ;
  • Les assureurs doivent savoir que même si la convention de collaboration est résiliée, le courtier a droit aux commissions par rapport aux clients apportés. Les assureurs doivent en être conscients afin des d’éviter les conflits qui ternissent l’image de leur compagnies.

Notons qu’une autre réunion sera tenue ensemble à l’intention des sociétés de courtage d’assurances et des sociétés d’assurances le mardi 09 février 2021.