Pas de secteur des assurances efficace et efficient sans le contrôle des assurances

Dans le cadre du renforcement des capacités des intervenants dans le secteur des assurances au Burundi, le Secrétariat de la Communauté de la l’Afrique de l’Est a organisé un atelier de formation sur la supervision basée sur les risques à l’endroit des cadres de l’Agence de Régulation et de Contrôle des Assurances « ARCA » et des sociétés d’assurances agréées au Burundi dans les enceintes de l’hôtel Le Panoramique, du 19 au 23 mai 2014.

Cet atelier a vu aussi la participation des représentants d’autres institutions socio-économiques à savoir la Mutuelle de la Fonction Publique « MFP », l’Institut National de Sécurité Sociale « INSS », l’Office National des Pensions et Risques professionnels « ONPR », la Banque de la République du Burundi « BRB ».

Dans son discours de bienvenue, le Secrétaire Général de l’ARCA, Monsieur KAMANA Venant (Photo à droite) a indiqué que les intervenants dans le secteur des assurances avaient besoin d’avoir une compréhension commune des principes fondamentaux de contrôle, et de préciser qu’on ne peut pas développer un secteur d’assurance efficace et efficient sans le contrôle des assurances mais aussi qu’il ne peut pas exister de contrôle des assurances sans les assureurs.

Il a déploré néanmoins les défis principaux de l’ARCA qui sont l’absence du manuel de contrôle sur pièces et sur place, le manque d’assistance technique et le blocage linguistique.

L’allocution d’ouverture de l’atelier a été prononcée par Monsieur Tharcisse KADEDE, le Directeur de la planification au Secrétariat Général de la Communauté Est Africaine. Il a souhaité que l’atelier puisse permettre une harmonisation et renforcement du secteur d’assurances du Burundi par rapport aux autres pays de la CEA du moment que cette dernière a signé un protocole d’union monétaire.

« Différents types de risques auxquels font face les sociétés d’assurances »

Madame Holly C.BAKKE, Expert Consultant du Corps des Volontaires du Secteur Financier « FSVC » qui animait l’atelier a fait savoir que les sociétés d’assurances doivent s’auto-évaluer pour identifier les risques qui les guettent. Le Régulateur doit à ce niveau jouer deux rôles principaux : le 1er rôle c’est de vérifier la solvabilité des assurances et le 2ème étant de protéger les souscripteurs. « Si les souscripteurs voient que le Régulateur protège le marché, ils vont en conséquence avoir confiance aux sociétés d’assurances » a-t-elle précisé.

Le système de supervision basée sur les risques sera opérationnel en prenant compte les risques suivants :

- Le risque de souscription ;

- Le risque de liquidité (si on ne peut pas récupérer l’argent qu’on a investi, le régulateur doit analyser les états financiers) ;

- Le risque de réputation (la valeur de vie d’une société pour mériter confiance) ;

- Le risque opérationnel (lié au personnel, on ne peut pas gérer plus de souscripteurs avec un effectif limité du personnel et compétent) ;

- Le risque légal et réglementaire ;

- Le risque de marché ;

- Le risque de crédit (capacité nécessaire de remboursement des crédits contractés) ;

- Le risque stratégique (une société d’assurance a-t-il un plan stratégique ?).

Ainsi, pour évaluer l’état du secteur d’assurances, l’analyse « SWOT » est par ailleurs utile : S: Strengths (forces) W: Weakness (faiblesses) O: Opportunities (Opportunités) T: Threats (Menaces).

Enfin, les participants à l’atelier ont pu discuter sur :

- Les forces du secteur d’assurance au Burundi ;

- Les faiblesses du secteur d’assurance au Burundi ;

- Les opportunités du secteur d’assurance au Burundi ;

- Les menaces du secteur d’assurance au Burundi.